Bon, je ne veux pas entrer dans le débat de ce qu'il faut ou ne faut pas faire en rp. Là-dessus, force de loi reste à l'orga, qui fait de toute façon toujours de son mieux, selon ses moyens.
Je ne veux intervenir que sur l'aspect le moins anodin de l'initiative plus que louable de Bibouch2 : organiser pour voire par la v2.
Voire, car un instant partie sur le mode tournoi (symptomatique, on l'a dit), la "philosophie" v2 est rapidement venue dans ce thread interroger les post-générationnels de cette version.
Comme toute philosophie, l'esprit v2 ne se nourrit que du dialogue, lequel, pour être constructif, ne peut opposer que des avis tranchés qu'un Socrate désormais numérique compile, par défaut, sous un skin bleu et apaisé.
Juste ma tranche, donc (que je synthétise en gras pour les lecteurs rapides vu que, le sujet m'étant sensible, je risque de m'étendre) :
CITATION(Patatovitch @ jeudi 14 juin 2007 à 13:35)

Perso, je ne suis pas sûr qu'il faille nécessairement monter une campagne et encore moins une campagne multitable.
Je pense que la priorité est de faire découvrir/redécouvrir le système. On ne sait même pas quelles armées nous allons avoir !
Et voilà. Suffit d'émettre l'hypothèse de cramer des hydroponiques afluffistes et il y a toujours un scribe qui vient rabattre la joie.
Philosophie V2 ?
Elle commence ici.
Il y a en effet une différence entre isoler du padawan sur des tables studieuses où l'on murmure comme à confesse la nostalgie du c'était mieux avant entre deux paper-board ;
et apprendre par le JT que la fille cadette d'Ingmar Krisprolls, seigneur de la confrérie squat Teethbreakers, a perdu ses deux hanches après s'être fait violentée par un ogryn et balade désormais les plus beaux nichons de la Forteresse sur un fauteuil roulant.
Dans le premier cas je dis : fais pêter le perrier, la badoit et autres bières de curistes (je n'émet même pas l'idée de synchroniser les phases Warp, histoire de simuler une pression réaliste sur toutes les tables) ;
dans le second, je dis : ce n'est pas normal, révolte !
Et jouer la révolte via la v2 est la cerise sur le gateau, et pas le contraire.
AMF a raison : on ne joue pas à la v2 pour jouer à la v2, il faut un enjeu autre.
Le paradoxe vivant Patatovitch a raison : quelles armées ?
Ensuite, mais ensuite seulement, voici ton objectif, Padawan (par ex : ramener une hanche d'ogryn) et tu vas constater par toi-même pourquoi la v2 est le meilleur moyen d'y parvenir.
Amha, Jain Zhaar et une de ses bande de groupies hurleuses, deux escouades de deathwatchers montées sur land speeders de transport, un commando d'araignées spectrales ne visant que la mort d'un perso, un commissaire escorté de troupes de choc (etc.), bref, un perso accompagné de quelques poitrines protégeant son avancée vers la balance suffisent à un coach pour prêter efficacement mémoire et expérience à un ou deux padawans plus troupés (normal, eux ont besoin d'une initiation taille réelle), tout en prenant quand même plaisir et piment dans la campagne commune (la v2 a cet avantage d'être la dernière version à incarnation héroïque, dans laquelle un perso même esseulé peut permettre d'aller jusqu'au bout de la partie). Malgré tous les CDs qu'on veut.
Il est amha plaisant de transmettre, mais pas contre l'esprit de Coubertin (ceci pour préciser l'optique, AMF : selon participant/forme de la participation).
nb : je met ici beaucoup d'exemples eldars car la planète accueillant la campagne peut être comme était la fille cadette du seigneur squat : vierge (oui, c'est horrible, mais qui est responsable ? L'ogryn ? Ou le commissaire à qui il servait d'escorte ? Comme me le souffle mon amie Ally, la v2 membrait les orks, elle est donc plus pertinente sur cette question. J'y reviens plus bas).
La v2 a fait sa sélection naturelle. Que ceux qui y sont restés fidèles n'en aient pas la même vision, c'est normal (ça veut dire qu'il en reste encore trop, et/ou que la v2 a l'odeur de son age et réunit naturellement autour de la poissonnerie gauloise). Voilà pour l'enjeu philosophique. Que chacun se place face à lui et selon sa conscience.
Illustrer ça par la séparation des tables, leur dispersion hors campagne, lors d'un évènement attirant plus de padawans que de coachs, serait toutefois l'aveu de la survivance inutile de son leit-motiv ; je le reprend aux descendants modernistes des stoïciens : "everybody's free feel good", à entendre toutefois dans l'apport groupusculaire de la v2 contemporaine qui semble n'avoir gardé que le slogan plussmieu et pas le pourquoi.
Or, on ne divise un groupuscule, même libertaire, qu'au risque de désolidariser les possibilités et souvenirs des rares moments de communion groupusculaire.
Coluche, avatar v2iste s'il en est, aurait pu dire : plus petit que le groupuscule, c'est gris clair.
Bibouch2 (t'es déjà passé aux plaques de bagnole nominative ?), j'ai l'impression que tu mesures plus compliquée la préparation d'une campagne ? Mais déplace-t-on des survivants juste pour prendre un quart de table à la façon v2 ?
On peut très bien imaginer qu'un joueur n'ait pour figurines que quatre ogryns à deux hanches, et, dans l'exemple de scenario ci-dessus, on a nos objectifs principaux (bon, faut un joueur couillu, concentré, d'ou seulement quatre figs, des ogryns qui courent vite, des alliés réactifs...). L'initiation à la v2 n'en serait pas gâtée pour autant, mais appliquée à un truc important.
Venger l'honneur d'une squate, c'est important, non pas pour elle (comme a dit Chambers, cette abhuman peut crever et le mercantilisme surfluffique de sa race troglodyte avec), mais parce que, indubitablement, ce que l'on fait dans la vie trouve écho dans l'Au-delà*.
Les squats sont morts, et les v2istes sont leur Au-delà.
ie,
il y a dans la v2 autant de nostalgie des règles que du fluff. Voilà pourquoi, amha, je ne partage pas l'avis du paperboarder Patatovitch qui voit ça en deux étapes, antinomiques.
La v2, c'est d'abord une histoire commune, collective, que l'on partage et réalise avec des règles, pour qu'au moins d'autres cadettes squates, ailleurs, puissent encore les avoir.
*(maximus's maximes TM).