
A l'intérieur du Hellhound
Thiago et Djurkan étaient à l’arrière du tank Impérial lance-flammes Hellhound, près des commandes de jet de prométhéum, ce liquide extrêmement combustible.
Ils se laissaient la place à tour de rôle car il leur était impossible de résister à la tentation de manœuvrer le terrible canon Inferno du « Cigarillo », comme ils appelaient affectueusement leur char Hellhound. Quoi de plus normal pour d’anciens dangereux pyromanes que la Garde Impériale avait spécialement recruté pour ce poste…
Ils avaient repéré devant eux à cent mètres une escouade de Marines de la Peste, retranchée au fin fond d’une ruine de bâtiment.
Ces êtres répugnants se croyaient en sécurité… Le front trempé de sueur, pris de petits tremblements dus à l’excitation et un léger sourire de dément au coin des lèvres, Djurkan appuya de toutes ses forces – plus qu’il n’en fallait – sur le bouton de mise à feu du canon Inferno.
Par l’écoutille de devant, Thiago et le conducteur Milakiev virent une grande gerbe de prométhéum asperger au loin les Marines embusqués, qui entamèrent un mouvement de fuite.
C’était déjà trop tard : Djurkan appuya avec entrain sur la seconde commande et fit jaillir une flamme du canon qui transforma immédiatement le jet continue en torrent de feu et par la même occasion les adeptes de Nurgle en torches vivantes.
Tandis qu’ils perdaient la vie dans la plus atroce des souffrances, Djurkan, qui poussait des petits gloussements de satisfaction, dut laisser à contre-cœur le poste de tir à Thiago.
Celui-ci, tel un enfant euphorique face à un étal de sucreries, ne savait pas où donner de la tête: c'était un véritable parterre de futures victimes calcinées pour le « Cigarillo » qui s’offrait à lui.
Par l’Empereur, qu’il était bon de faire partie de l’équipage d’un Hellhound !
