KDJE
lundi 30 juin 2008 à 14:48
Citation (Phy @ jeudi 19 juin 2008 à 21:46)

D'un coté, on pourrait dire " non ", car le space marine n'a pas peur de la mort
D'un autre côté, s'il meurt, il ne sert plus à rien alors que le but de son existence est de servir, ce qui fait qu'on pourrait dire aussi que le space marine a peur de l'inutilité (de son existence) si tant est que celle-ci pourrait dépendre de détails anodins comme porter une armure rouge sur la neige.
D'un autre côté, j'ai vu récemment le Roi de la Boxe ou le Saigneur des Agneaux, chai pu, un documentaire scientifique en tous cas, dans lequel deux hobbits portaient une cape d'elfe et se déguisaient en rocher (j'ai vu ça à la télé, donc bon, on peut difficilement douter de la véracité du truc). Je crois que le concept de cape en caméléonine des scouts space marine est relativement semblable et bénéficie donc de la même logique d'emploi : en cape lorsqu'on voyage puisqu'on peut ainsi l'enlever à l'étape car il est très mal vu de se fondre dans la tapisserie de l'auberge (c'est signe de duperie). Les voyages des scouts space marines étant cependant organisés, je pense qu'ils peuvent avoir le pantalon comme la cape qui "empruntent" la colorimétrie de l'environnement (au pire, le scout en voyage organisé a le pantalon couleur velours du fauteuil, je ne crois pas que l'aubergiste en tire des conclusions sur l'intégrité morale dudit scout).
Restent les pièces d'armure du scout. Nous sommes dans 40k : les Domaines de l'Empereur couvrent d'innombrables planètes, donc s'il faut repeindre son armure dans le camouflage spécifique de chaque monde, bonjour le boulot, voire le retard dans la frappe éclair. Amha, c'est là qu'intervient la logique d'emploi :
à partir du moment où le scout a cape et pantalon en caméléonine, on peut se demander, logiquement, si ça ne fait pas double emploi, vu que les bottes des scouts montent assez haut sur la cheville, plus haut que le bas de cape. Vu de dos, c'est un doublon mais il est efficace (en cas de panne de l'un ou de l'autre, cuisses et chevilles sont *toujours* protégées), vu de face, ça fait une armure et des bottes qui se baladent, avec le parterre de fleurs, la falaise, le bout du bonhomme de neige entre les deux. N'ayons pas peur de l'évidence : bien plus que l'armure et le visage (moins mouvants chez un guerrier en action), une paire de bottes qui court toute seule attire, immanquablement, le regard de l'ennemi.
Donc, on peut se dire que lorsqu'on dispose d'un matériau finalement souple comme le tissu-caméléon, matériau dont on peut faire des capes et des pantalons, pourquoi ne pas en doubler l'armure elle-même ? Ce qui équivaut à une couche de camouflage automatique, témoignage, s'il en était besoin, que l'Astartes dispose du meilleur matériel.
La cape des scouts serait donc la dotation "sortie du magasin", mais ces bleus n'auraient pas eu la présence d'esprit, le conseil ou le talent, de la découper et d'en doubler *leur* armure, exemplaire unique, quasi signature, de chaque space marine (ou alors ils la gardent pour leur "vraie" armure, pas pour ce corset de débutant ; orgueil de fils de l'Empereur, quand tu nous tiens).
Je n'étais pas parvenu à cette conclusion jusqu'à ce que je me fabrique une antique armure énergétique cloutée. Remarquable pragmatisme des premiers space marines ! Punaisant à la fois la doublure et contondant le corps de l'adversaire. Le mythe des armures repeintes à chaque campagne, comme beaucoup d'autres mythes, vient amha de là.
Bref, tu dois peindre tes armures dans le camouflage du monde où tu combats (le fameux schéma wibaiw). L'argument que la conservation des couleurs de chapitre fait vendre de la peinture Citadel n'est amha que des balivernes, car si tu joues chez toi mais aussi en club, en boutique, ie sur d'autres mondes, il te faut juste plusieurs armées identiques mais peintes en des *camouflages* différents (comme quoi les gens sont parfois mauvaise langue).
wibaiw : what I buy, as I want.