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  1. [Séries] Discussions, engueulades et spoiler

    Oh, c'est juste ça qui altère votre attention et mine votre plaisir ? ('m'avez fait peur). Alors mêlons nos effluves. Au moins sur le factuel. Les vikings font des raids, @Nuzgur, mais personne en riposte ne razzie la Scandinavie. Ils ne présentent donc pendant des décennies que des grands barbus blonds à la hache prompte, des gonzesses à boucliers, et une ruse de conquistador. Comme nous on a le GI's, il y avait le nortmann. Quand il passe Gibraltar, c'est comme si le bucheron canadien attaquait la Terre de Feu avec son canoë (vous vous blasez de tout, c'est dingue). Je ne suis pas trop ta pensée, Egill, quant aux fringues vikings (à part de relayer des critiques d'historiens américains qui n'ont pas lu Michel Pastoureau ;). La palette chromatique est réduite au moyen-âge, et signifiante socialement. Elle tourne autour du noir (de deuil, puis d'humilité en monde chrétien), du blanc (brut, non-teint : non-triché) et du rouge, là où pousse la garance (pas sûr quelle soit très vivace en Scandinavie). Jusqu'au XVIIIème siècle en campagne française, la mariée est en rouge, c'est sa plus belle robe. Le jaune est connoté trahison (c'est la couleur de Judas dans les églises peintes), le bleu est à peine plus qu'un noir délavé, non réservé socialement et ne sera maîtrisé et diffusé qu'aux XII-XIIIè siècles, d'où il deviendra l'azur de Marie puis de la royauté au lys (ie de droit divin). Donc peu de vert. Sauf qu'ici les vikings n'appartiennent pas au monde chrétien. Les couleurs disponibles dépendent des ressources naturelles et des savoir-faire locaux, puis du commerce avec la montée en puissance de Kattegat. Le rouge éclatant que tu appelles de tes vœux, @Egill, ne pouvait être obtenu qu'en broyant des milliers de femelles d'insectes méditerranéens et en apporter la dispendieuse pâte jusqu'au nord du monde connu, sans que les Jarl en ait forcément les moyens (ni même l'envie ostentatoire). Plus facile de colorer les boucliers que de teindre la laine. Que tisse-t-on en Scandinavie ? Pas de soie, de coton, de lin, mais des cuirs plus ou moins délavés, des fourrures plus ou moins usées, voilà l'apparence "grossière", terne, pratique. Et quels sont les pigments disponibles ? Le pigment noir s'obtient de l'abrasion du fer exposé, plus souvent de la cendre, pas de souci là-dessus. L'ocre dépend aussi du fer, les fleurs bleues...? Les teintures se délavent vite, le savon est à base de suif, quand ce n'est pas l'ammoniac de l'urine qui sert de lessive (au moins pour la préparation des peaux). L'histoire des teintures est d'abord révélatrice du commerce de l'Ancien Monde. Qu'ils soient d'origine végétales (comme le bleu de waide) et donc issu de cueillette ou de culture, ou minérales (aussi bien pour les poudres colorées que pour leurs fixateurs), la disponibilité des pigments n'en fait pas pour autant l'artisan. Il faut aussi aux teinturiers beaucoup d'eau douce à proximité. Les savoir-faire sont souvent locaux, se transmettent secrètement par hérédité sociale ou par corporation, et derrière chaque couleur vestimentaire se cache en fait un complexe compromis de climats, de production ou de connexion géographique, de techniques autochtones ou transmises, d'opportunité hydrographique, ou encore l'ostentation d'étoffes achetées à des réseaux marchands qui s'étendent loin. Or, les "vikings" sont d'abord une zone isolée, très peu connectée. D'où les raids, exportant une identité culturelle forte, rapportant des artefacts non-reproductibles (et recyclés, fondus). L'arrière-plan Kattegat, c'est cette montée en puissance d'un village d'activités saisonnières, agriculture et pêche, dont l'opulence va croître avec les échanges (pillage en Baltique, en future "Russie" -les Rus étant le nom que donnent les slaves aux vikings-, peut-être caspienne (avec des traces d'orfèvrerie hittite encore peu dénaturée), et commerce. Pour autant, sa qualité de fonderie reste en-deça des normes anglo-saxonnes et surtout franques, francs qui n'ont qu'hérité d'un savoir-faire celte déjà supérieur à celui des romains (les romains étant également moins bons teinturiers que les germains, mais bien meilleurs commerçants. Comme toujours en Histoire, tout est lié). À Kattegat, on brille donc plutôt dans le travail du bois et des peaux, et les cuirs montrés dans la série témoignent également de la richesse progressive, comme de l'usure de ces garde-robes réduites. La photo que tu prends en exemple montre une aristocratie guerrière, en tenue noble de tous les jours, mais de production locale. Hmmm, conclusions peut-être hâtives : la "marque" fleur de lys a son origine dans la Bible, et accompagne de ce fait la christianisation : on la retrouve dans la Rome chrétienne, l'empire byzantin, les lombards parvenus en Italie, les francs, les carolingiens. C'est un signe d'allégeance à Dieu, à prendre comme tel, ni plus, ni moins, dans l'héraldique, la pierre sculptée, les couronnes. Et c'est à ce titre que les capétiens, se définissant d'abord comme pieux, vont se l'approprier ("le capet" de Hugues est un vêtement religieux) pour en générer ensuite l'attribut presque exclusif de la "fille ainée de l'Eglise" (jusqu'aux abeilles de Napoléon qui en reprendront la chromatique, ce n’est pas du jaune mais de l’or, en mutant sa symbolique ;). Même confusion possible de représentation pour les casques anglo-saxons, attribués ici aux tercios post-Renaissance, alors qu'ils ne sont clairement que lents dérivés de spangelhem germanique (casque composite ayant traversé l'Eurasie et le temps depuis les scythes) associés aux couvre-joues de tradition romaine puis celte. Rien à voir donc avec le cabasset. Angles, saxons, francs, frisons, norrois, ne sont tous qu'étapes successives des migrations celtes puis germaniques. Il n'y a guère que les samis (lapons, "porteurs de haillons" en suédois), désormais présents depuis la saison 5, qui ne soient pas clairement de racine indo-européenne. Ce qui enseigne également que les vikings se voyaient bien sapés. Ce qui a différencié les vikings, c'est l'isolement et l'hostilité de leurs terres au nord, là où goths, wisigoths et successeurs se dispersaient, s'entremêlaient, se fondaient et se christianisaient au loin sud des fjords, emménageaient dans la pierre. Lorsque les rameurs (les dernières études attribuent le radical vik à la période séparant deux "quart" de rameurs à bord des drakkars de pêche) font irruption dans ce monde devenu homogène, ils apparaissent véritablement... comme des aliens. je suis d'accord avec Egill sur la violence, mais je ne vois pas en quoi la série trahit la description historique : le viking est un paysan de crique, mais en effet armé (au-delà de la hache et de la faucille), qui peut être levé en assemblée d'individus "libres" (selon des contraintes de parentèle et de pré-féodalité), là où l'homme d'armes est déjà une caste à part en Europe occidentale, avec une violence déléguée déjà bien moins diffuse. La société viking témoigne comme toutes celles du haut moyen-age d'une violence physique et d'une cohabitation avec la mort dont le ressenti quotidien ne nous est plus accessible (au moins depuis l'illumination urbaine). Ce que nous définissons comme cruauté est en effet une norme d'époque, pas de peuple. Mais ce n'est pas de massacrer des moines sans défense qui va élever la violence normale de ces nortmanns au rang de terreur attestée, atavique, qui va marquer tant de territoires pendant deux siècles, de "guerre des mondes" (bien avant HG Wells, mais que cet auteur soit anglais est-il un hasard ?) : les vikings ne comprennent même pas l'intérêt pratique d'avoir des intermédiaires avec Dieu ! Ils tuent ces hommes apparemment pauvres, vêtus en bure de clodos (parce que les religieux se défient de l'orgueil des couleurs, réservées aux enluminures ;), mais entretenus par l'impôt, vénérant une vaisselle d'or, logés dans des maisons en pierre, sans comprendre ce qu'ils sont. De voir débouler ainsi, de la haute mer (!), ces nordiens ostensiblement tatoués (à une époque où le "tatau" polynésien que ramènera Cook 1000 ans plus tard n'a pas remplacé le "stigma" latin, dont l'antiquité gréco-romaine a différencié pendant 25 siècles les esclaves, conduisant francs puis église chrétienne à l'interdire : le corps appartenant à Dieu, pas à l'âme qui y transite), mélangeant indistinctement hommes et femmes (dans la guerre comme le pouvoir) et rompant avec le tripartisme social (les drakkars amènent une société amputée, sans prêtres, réduite à des guerriers-paysans-artisans fatalistes, face à une population complète délibérément offerte en sacrifice politique). Des stigmatisés, discutant directement avec plusieurs dieux : quelle indépendance, quelle impunité, dans la tête comme dans la chair ! Même tactiquement : atteindre les bases arrières de ces envahisseurs était littéralement impossible. Imaginons la hantise que devait déclencher ces flottes venues de nulle part, se renouvelant et méprisant tout ce qui régulait la vie quotidienne, à commencer par l’omniprésente religion. La violence viking est avant tout une violence spirituelle : mentalement, pour les anglo-saxons, les francs romanisés, les goths enturbannés, le choc n'est pas encaissable. Il ne le devient qu'avec des éclairés comme le Ecbert de la série, parce qu'il se nourrit des ruines de ce qui est pour nous l'ancien-ancien-monde ;) Oui, bien sûr, les vikings seront apparemment vaincus, dès qu'ils ne seront plus "le jugement de Dieu", ce qui les décrivait à l'époque. Mais tous les dialogues sur le libre arbitre forment véritablement l'ossature de la série (bien plus que l'homosexualité féminine et tous les marqueurs anecdotiques de différenciation des mœurs de part et d'autre de la mer du nord) : qu'est-ce qui pousse un Ragnar, un Ecbert, une Lagertha, un Rollo, un Bjorn...? Qui est vraiment libre, qui ne fait que réagir ? L'époque viking est la dernière contre-attaque du monde païen face à un nivellement qui fait qu'aujourd'hui cette altérité culturelle n'est même plus interprétée comme un antagonisme véritable (les colonies vikings ne se mêlaient pas, ne se dissolvaient pas, elles épongeaient simplement les progrès techniques, remplaçaient ou étaient vaincues par les cultures autochtones, et 150 ans, six à sept générations, seront au moins nécessaires pour mêler langues, gènes et bris culturels là où ces colons ont pu demeurer). Ce n'est même pas une colonisation par comptoirs, c'est un idéal de greffon. En 1066, les descendants de notre bon Rollo balaient l'Angleterre anglo-saxonne réunifiée, à Hastings. Gillette deux lames. Dans ses rangs figurent des moines et curés combattants, car féodalisés en Normandie, devant désormais à l'ost ; l'archevêque Robert d'Evreux a même un fils, qu'il fait comte. C'est aussi ça, l'impact viking : féodalisation du clergé, simonie (vente de reliques), mariage des prélats... Le blondinet des fjords a sans doute été baptisé, mais... Et son exemple fait école. Pour tenir sa nouvelle église insulaire, Guillaume filent les évêchés anglais à des copains cidriers, et hâtent de ce fait la réforme grégorienne en riposte. Pour contrer cette dissolution de l'héritage chrétien, le Pape devient le patron d'une église qui ne répondra bientôt qu'à lui (l'anglicanisme s'en trouve planté ?). En attendant, le prêtre-soldat vient de marquer de son sang le sol d'Hastings (et donc de Warhammer ;). Il est vêtu de noir, comme franciscains et jésuites, car il est humble et sobre devant Dieu, il a donc la classe (et la transmettra à nos complets-vestons et autres smokings de mormons ;). Comme les seigneurs (du Saint Empire) germaniques renâclent, le Pape pour les unifier sous son autorité encourage la Reconquista, puis les Croisades. Le templier au tabard blanc immaculé croisé d'un rouge écarlate, n'hérite-t-il pas de l'audace viking lorsqu'il part confronter deux mondes ? Même à l'époque, on n'expliqua pas le succès du recrutement de cette Première Croisade. Robert II, fils de Guillaume le Conquérant, vendant même son duché de Normandie pour y faire participer ses troupes (la banquet d'Odin se cachait-il sous le rachat des péchés ?). Le croisé ressemblait bien plus souvent à deux bandes marronnasses cousues sur du gris, mais l'accès à la Méditerranée va réenchanter toutes ces couleurs, diffuser étoffes et techniques. Les européens découvrent le qutuun, l'algodôn en castillan : le coton (et c'est juste celui-ci qui me choque dans ta photo des fils de Ragnar ;) Je n'attends pas de Vikings un documentaire spatio-temporel, il est impossible : le matériau scandinave, sans écriture, sans statuaire, prompte au bûcher funéraire et plus qu'optimiste avec ses sagas orales trop tardivement transcrites, n'est qu'imaginable, avec l'aide de quelques jalons archéologiques ; les autres sont les descripteurs des vikings, les autres disent qu'ils se marquaient de tatouages verdâtres (à base de wustite, de fer natif ou météoritique ?) qu'aucune tombe n'a pu conserver sur peau. Les autres s'en sont renforcés, s'en sont complétés, en demeurent hantés comme dans les mythes de Tolkien ou légataires lorsqu'ils envoient des sondes sur Mars. Vikings, les anglo-saxons s'y regardent (un besoin qui ne nous viendrait pas à nous, latins ;). Aussi j'en veux juste un modeste éclairage, une petite pièce de puzzle racinaire, un reflet de miroir, sur ceux qui se définissent encore aujourd'hui anglo-saxons, ces blonds WASP qui, la semaine dernière, ont fait jurer la NASA sur la Bible que la Lune ne parlera pas chinois : ressortez le drakkar, les gars.
  2. Amusant, on dirait que le temps s'est arrêté. Sans pour autant apporter quoi que ce soit d'autre (à part le lasgun à canon court, qui sent le vécu d'une époque où il n'y avait pas tant de bitz dans les boites GW ;). Mais bon, ça peut combler ceux qui n'ont pas les originaux.
  3. Lâcher des sousous ? Hors de propos : ici on fait dans le narratif, la resorte de pitous, le bal taquin des effluves. C'est comme aux sports d'hiver : t'as déjà d'la pâte, t'as déjà du suc', tu es donc déjà un grand joueur de poker Necro. Aussi : bienvenue parmi nous, collectionneur de pseudos antiques ! Moi, je m'appelle Paul (Uzul Muadib), je souis célibatère, y'ième beaucoup Pariss, surtout la place dé la Cohncorde. Yé rejoint ce groope car yé pense aussi qué les cachalots te donneront leurs ailes... (et qué c'est la seule manière dé né pas percouter une spire, ou un gratte-ciel).
  4. [Séries] Discussions, engueulades et spoiler

    Et je découvre ici que @Egill n'apprécie pas non plus ! Bordel, les gars, qu'est-ce qu'il vous faut ?! J'admet que depuis la mort de Ragnar Lothbrok, la série a baissé d'un ton (c'en est d'ailleurs pitoyable de voir comment certains acteurs reprennent le jeu de Travis Fimmel (qui est allé se perdre dans Warcraft: le commencement) comme des junkies en manque (mais ça vient peut-être aussi de la direction d'acteurs). Nonobstant, que le risque même ait été pris de poursuivre le récit avec les fils de Ragnar, ça scotche sur ce qu'une volonté arrive à arracher au nivellement par le bas de la production audiovisuelle. Ils sont l'ombre de leur père ? Comme tous les fils de. Il n'y a guère qu'Alexandre le Grand qui contredise si spontanément cet enseignement. Mais la photographie, la reconstitution historique du quotidien, la justesse du casting (Katheryn Winnick, qu'il faut revoir dans Kiss & Kill, ici toujours aussi sublimée par un creuset qui passe quand même sur History). Ses récents dialogues le confirment aussi : "Ragnar me manque". Ben oui, comme à nous tous, et c'est bien là tout l'intérêt de ces deux dernières saisons : comment une ombre peut tant influencer un monde, elle les obsède et les emprisonne, tous. Et ça ne vous convient pas ? Nan. Nan ! Bien sûr, ça reste l'Angleterre vue par ceux qui l'ont marqué à jamais (et l'on en comprend d'autant plus l'affection qu'a toujours eu GW pour les Space Wolves ;), les rosbiffs étant toujours en quête du melting pot qui est censé les différencier du reste du monde ; Tolkien y a consacré sa vie d'écrivain. The Last Kingdom reprend cette angoisse, avec autant d'investissement mais peut-être trop d'unité de lieu (nous sommes loin de Ragnar en Francie et de Floki en Islande). La critique de l'impérialisme chrétien, que nous observons si faible tout en sachant que pourtant il l'a emporté, y est également moins vive. Il n'en reste pas moins que ces productions souffrent peu en regard de beaucoup d'autres, comme par exemple : qui est aux Templiers ce que Star Trek Discovery est à Star Trek (une distraction, trop aisément transposable passés les costumes prétextes, qu'on voit et qu'on oublie aussitôt). En attendant que notre curiosité nationale produise une série comparable sur Guillaume de Normandie (au hasard ;), dans nos châteaux musées même pas salis pour l'occasion et servi par des déclamateurs de l'Académie, cracher sur cette soupe vous contredire je dois ;)
  5. [CCCDAP aka CDCR] Necro told by da campfire - da pics

    J'aime bien tes chti bilouts, @DV8, je reconnais certaines pièces (pas toutes ;) et c'est de la belle convers' comme je l'aime 8)
  6. [CCCDAP aka CDCR] Necro told by da campfire - da pics

    Pour ma part, je suis open pour jouer les porte-flingues téléguidés par le Squat dans quelques univers privatifs que ce soit où il serait utile d'intervenir (ie recomposer at home), ayant tout le matos cité ci-dessus ; ça fournira le prétexte à parties. Côté décors, je peux imager du souterrain, du surface ou de l'orbital. A part quelques définis sédentaires de mon homefluff (mais qui peuvent évidemment être loués en travailleurs détachés), du type Goliaths soutiers des Forges, hybrides stealers, commando d'exfiltration, troupes anti-émeutes et investigateurs de l'Adeptus Arbites ou encore Orlocks dédiés péages des docks, tous mes autres gangs suivent les archétypes v1 ou sont des équipages tournants de la Flotte Pourpre (cabotant entre les Citadelles d'Ambre et l'Imperium), agissant à terre comme ils ne le feraient pas à bord. Pour la guest star qui semble nécessaire, ma campagne 2018 introduit, en plus des renforts v2, trois nouveaux gangs actuellement en fin de peinture (et dont les tophos vont donc suivre pour inspirer si besoin le synthétiseur en airain) : Hachereau SBO, mon préféré du moment, une Société de Basses Œuvres justement mobile car regroupant des xénocaractères involontaires (de chez Copplestone & White), traqués donc mais c'est pas juste : chez Hachereau SBO, on prend tout et par nature on la joue discret. Travail propre et soigné, aucun délai de paiement, exfiltration non-négociable et à charge du client. Magdalena Cruz Schola Inquisitoris : de l'orphelinat typique réchappé des Flottes Noires et formé en école de filles, emmené ici en classe découverte pour travaux pratiques. Quadrilage urbain, récolte d'information, traque et élimination. L'Inquisitrice Magdalena Cruz, de l'Ordo Hereticus, constamment protégé par un tireur d'élite de 3,50 m de haut suffisamment muet pour ne pas trahir son ancienne nature d'ange, incarne à la perfection cette pédagogie provinciale des pertes admises et met à disposition de toute autorité impériale et institutions marchandes quatre triades sous tutorat proactif. Elégance, vertu et bûchers expiatoires fournis. Bien que servant la cause, le surnom Crap's Candies ne sera toléré dans aucun rapport officiels (tout autre forme de rapport potentiel étant limitée à la Révérende-Dame Cruz et son bodyguard ; les novices peuvent faire l'objet de séjours au pair (consolidation de la foi) et de rédemption matricielle (par mariage à l'aristocratie locale), mais uniquement sur devis). LVBS : ayant récemment tout pillé de l'Alien Federation chez CP Models, la diplomatie blackops de l'enclave ambrienne Tau s'exerce désormais sous les traits disparates mais toujours colorés de la Légion des Volontaires pour le Bien Suprême. Assez simpliste d'emploi, l'unité ci-présente dépend de l'ambassade Tau d'Ambra Prima mais son exemple d'intégration de la racaille sans éthérés est évidemment transposable dans toute Zone Cosmopolite Autorisée (ZCA). Sniping, embuscades, exécutions sommaires et nettoyage d'égouts forment l'essentiel de la mise à niveau de ces supplétifs aux critères Tau d'ordre et de pacification du collectif pour le collectif. Bref, dispo pour du Play On Demand (mais je relaierai aussi quelques reportages documentaires d'IHTV, de narration violente mais ethnologiquement inattaquable, ayant repeint cet été l'équipe d'Imperia HoloTV pour servir de Monsieur Loyal aux parties Necro avec mes neveux ;)
  7. Hélas, non, pas de réf (j'ai lu GangWar à la Boutique Rouge et comme elle ne comportait rien de différent de la v1, à part deux Compétences et un peu d'armement exotique, j'ai économisé 20 balles. Je pratiquerai de la même manière pour GangWar2 car bon, les mercos chez FW ont leurs frais de port ;( Nonobstant, la gamme ne comportant plus de fig Novice et le Ganger gagnant gratuitement une armure, je pense pouvoir dire que l'armure est intégrée dès l'atteinte du lvl Ganger dans les règles v2, et que changer de fig ne demeure que si tu utilises des proxies. Le Champion est une évolution du Balaise v1, l'exclusivité Armes Lourdes et Compétence Armurier en moins. Le but de cette nouveauté, amha, est plus de servir la séquence d'activation (en activant 2 figs au lieu d'une, le Champion et son ganger de proximité, ça accélère le round) comme la spécialisation des slots (duo plutôt CC, ou plutôt Tir, pour du rush ou du soutien). En adoptant cette règle à la v1, ça permet d'écranter un Balaise, par nature plus fragile au CC. Oui, c'est bien le Comptoir Commercial, désolé. L'absence d'armure m'a aussi surpris mais j'en ai déduit que le "jeu ouvert" (aux figs de la concurrence) était du pipeau : on est juste sur une extension pour campagne qui utilise le matériel GW dédié (lequel dispose donc d'armures intégrées). Amha, l'explicite ne peut être vraiment attendu de ce revival Necromunda, tant il va et vient entre un gameboard fermé et un mode de jeu plus qu'ouvert (à à peu près tout ce qu'on veut). Assez vite, tu verras, il faut le prendre ainsi, comme le Code des Pirates : plus une orientation qu'un véritable texte de loi. La rançon a toujours été bordélique, concrètement : le prisonnier v1 était rendu à poil, pour le coût du à poil, mais il fallait le rééquiper immédiatement à l'identique (sous peine de conversion lourde ;), tandis que le rançonneur se retrouvait avec du matos surnuméraire, souvent inutile et revendu pour que dalle au Comptoir (tandis qu'un bonus inverse majorait le prix de rachat du matos rançonné); donc les deux y perdaient, et la négo allait ainsi vers un retour équipements et armes compris, au prix fort, et basta (pas basta, en fait, car l'équilibre économique induit par les règles valsait alors très vite, entrainant des abandons de prisonniers pour ne pas ruiner le Magot, qui plombaient alors le coût d'entretien du gang chiourme, lequel finissait par tirer une balle dans la tête de l'infortuné, ce qui avait son impact sur la Réputation...). Négocier, soit par un échange brut de prisonniers, soit en ne piochant qu'une partie de l'équipement, soit en intégrant radicalement le désormais transfuge... Négocier, c'est ce qu'il y a de mieux. (d'façon, c'est un jeu à parlotte ;)
  8. Pour les origines étymologiques de Lorgar, il y a peut-être aussi l'historien Nicolae Iorga, qui voulut rassembler les peuples composant la Roumanie nouvellement indépendante en 1881 par l'antériorité latine pré-supposée des roumains face aux slaves et magyars. Une seule romanité, creuset de la nation, qu'il diffusa par l'écrit (alphabétisation et rédaction des livres d'histoire). La recherche puis l'adoration du Chaos Universel, supra-national ? Les Imperial Herald, prosélytes diffuseurs de la Bonne Parole du primoCulte de l'Empereur ? (les WB ont toujours un bouquin à la main). Si elle n'obère pas l'hypothèse Logos, la semblable recherche de racines toujours plus antiques pour légitimer l'avènement d'un "peuple" est troublante. Devenu ensuite président du sénat roumain, Nicolae Iorga s'opposa sans succès à Hitler (lors de l'annexion de la Tchécoslovaquie) et fut assassiné par ses opposants d'extrême droite, la Garde de Fer, xénophobes. A rapprocher des Custodiens émasculateurs de Lorgar Aurelian ? J'ai également le souvenir d'un Aurelius Victor, Biographe des Illustres Romains (pouvant donc décider qui ne l'était pas ou plus ;), mais le Sol Invictus d'Aurelian, malgré une personnalité plus proche de celle de Marneus Calgar, ne laisse en effet aucun doute sur la référence visée (notamment si on s'en tient à l'Encyclopedia Britannica). KDJE C'est la biographie du personnel GW des 80's qu'on devrait faire : Bryan ansell avait un copain laveur de pare-brise ? ;)
  9. Mouais, pareil, 'le sens pas ce KS. Et puis j'ai mon Conrad-qui-louche depuis longtemps :
  10. Houlà !! Interprète, interprèèète ! Ar-thoure, coui-ière ! ;) Ton interrogation vient sans doute de "parcouru rapidement" et de la confusion d'usage différenciant le Livre de règle et l'extension GangWar : Novice est le nouveau terme désignant le Kid v1. Les Novices ne sont pas fournis dans les grappes de la v2. Novice n'existe pas dans le livre de règle de la boite de base, dont le paragraphe Création de profil est limité à renommer les membres du gang Goliath ou Escher, sans altérer les figs fournies. Il faut GangWar pour entrer dans les règles de campagne incluant des évolutions possibles d'équipement et de profils, qui permettent l'intégration d'autres figurines (visant clairement la réactualisation des gangs v1 aux normes v2). Deux solutions donc : 1) si tu veux jouer via GangWar avec uniquement les figs v2 actuellement disponibles : faire abstraction du wysiwyg et considérer un ganger plastiquement fourni comme un kid, en ne l'équipant pas de plates de fourneau/armure flak (pourtant gratuites dans un profil v2 Goliath ou Escher) ; utiliser pour ceci une carte vierge. Le Novice, spécifiquement affilié Goliath ou Escher, obtiendra gratuitement cette armure lorsqu'il progressera au niveau Ganger selon les gains d'XP prévus par GangWar. 2) si tu veux jouer via GangWar avec d'autres figs pour justement respecter le wysiwyg, il te faut des figs spécifiques, soit de Kids v1 (ou de conversion Catachan/Maraudeurs du Chaos pour rester Goliath pur GW par exemple, ou n'importe quelle autre figurine de n'importe quelles autres gammes) qui débutent dès lors à poil, mais pourront obtenir une armure gratuite en passant Ganger, lorsqu'ils devront s'incarner dans une autre fig (même si tu inventes une Maison, cette gratuité peut tout autant s'appliquer par simple équité de nivellement, la svg 6+ étant désormais généralisée à tout lvl ganger). NB : ce sont les Gangers, anciens Novices, qui passent Champions. NB' : rien n'empêche d'acheter/d'allouer une armure à un Novice lors de sa création ou via le Marché Noir (amha, ça grève simplement le budget pour peu). NB" : l'équipement d'un adversaire fait prisonnier est allouable à son propre gang (la rançon peut le rendre à poil). Le Novice en campagne Necromunda est intéressant car il ne coûte pas cher à l'achat, progresse vite et peut se spécialiser vite (tout Tir, ou tout CC), reste sacrifiable, libère sa fig lorsqu'il passe Ganger (démographie galopante ;). De mon point de vue, la Réputation continue d'être un critère-levier surfait à Necromunda (engendrant plus de failles GRH que d'avantages réels, constants) ; "rien ne vaut un bon pistolaser, ptit gars !"
  11. A priori, de rester le dernier sur le plateau, après une suite de duels où l'on aura activé ses cartes à bon escient. Rien que la sculpt 3D bien statuaire de McLeod plaide pas pour la compulsion d'achat. Et puis, se retrouver à faire combattre Conrad et Ramirez... "Here we are, born to be king..." (ça y est, je l'ai dans la tête pour la journée ;(
  12. [CINEMA] Aujourd'hui, j'ai vu

    Depuis quelques jours, je vois : une série TV américaine produite, réalisée et incarnée par Seth MacFarlane (réal' de Ted et Ted 2, créateur d'American Dad !, mais ces références ne résument pas ce qui suit). On y retrouve notamment Adrianne Palicki (une des Agents of S.H.I.E.L.D., également délicieuse concurrente des esthétiques John Wick 1 & 2), Scott Grimes (le sergent Malarkey de Band of Brothers) et beaucoup de guest stars au fil des épisodes (Liam Neeson, Charlize Theron...). Comme l'image ci-dessus ne peine pas à le préciser, ça se présente comme un pastiche de Star Trek : le vaisseau d'exploration de la Fédération USS Orville (en hommage à Orville Wright, l'un des frères Wright pionniers de l'aviation) emmène son équipage à travers la galaxie rencontrer des tas d'aliens et résoudre des tas de problèmes (plus ou moins triviaux). Si l'ambiance trekkie est respectueuse des codes et fidèle à la mission "pédagogique" de Roddenberry, l'humour est bien plus présent mais bien dosé (sans être pour geek). Servie par un beau budget graphique (villes, vaisseaux, scènes et combats spatiaux sont de bel ouvrage, comme le make-up évidemment primordial des acteurs incarnant les aliens), la série étonne très vite en distillant dans son apparente légèreté des problématiques bien contemporaines (que ne contrediraient pas les contributeurs locaux du thread "l'antispécisme est-il un humanisme ?" que je recommande pour sa culture de ce terroir intellectuel ;) : traite animale, religion politique, théorie des genres... C'est amené finement, sans happy end automatique, juste pour en donner aussi aux neurones, chacun en fera ce qu'il en veut. L'écriture ingénieuse, glissant rebonds et dialogues imprévisibles, parmi des références culturelles terriennes constamment incomprises des aliens (mais que savoure évidemment le public), assure l'équilibre des scénarii comme l'identité de la série, dédramatisant sans altérer le sérieux du sujet traité par chaque épisode : on ne sait jamais à quoi s'attendre, tout en restant bien moins grave que dans Star Trek Discovery (autre série dérivée, disponible sur NetFlix depuis septembre dernier, à laquelle perso je reproche de tourner encore et toujours autour du "problème vulcain"). Résultat : cet équipage de l'USS Orville est immédiatement sympathique, la série très vite addictive, et, sous l'apparence bon enfant*, d'un profond humanisme. On se ravit alors que la Fox, après avoir financé ces douze premiers épisodes sans même le test d'un pilote préalable, vienne de re-signer pour la saison 2. (*Certaines blagues/gestes potaches restent relatifs à la sexualité, à ne pas voir imprudemment en famille comme un programme Disney).
  13. [CINEMA] Aujourd'hui, j'ai vu

    Je constate que nous avons lu le même article ;) Je l'avais trouvé un tantinet alarmiste. Tant mieux si la situation n'est pas aussi périlleuse. Le ciné, c'est comme la moisson, elle ne peut être bonne tous les ans, l'important est donc de conserver les moyens de production. Taxi 5, Kursk, Anna, a priori je n'en serais pas, même par "solidarité patriotique" : pas dans la cible (mon premier réflexe fut d'imaginer Kursk comme la bataille de chars en 1943, mais ce n'est que le récit de l'accident de sous-marin de 2000 et ça sent le ouin-ouin contre la bureaucratie et la raison d'Etat). Je confie donc à d'autres le soin de maintenir EuropaCorp à flot (c'est facile et inconséquent, je sais). J'aurais dû être dans la cible de Valérian (j'en ai d'ailleurs été le prescripteur bien des mois avant la sortie), comme un public large aux US, protectionnisme (pourtant avéré) ou pas. Il n'empêche que Valérian n'est pas Jeanne d'Arc. Des dires de Besson, c'est Mézières qui est à l'origine du projet, glissant l'idée pendant la prépa du Cinquième Elément alors que Luc se plaignait de la pauvreté de l'offre SF en France. Qu'il ait alors "tilté", l'ait adapté au terme d'une longue gestation, conceptuelle, technique et financière, n'en fait pas un cinéma d'auteur valant par son apport subjectif. Si ce film s'était intitulé Bernard, je ne dis pas, mais Valérian : un agent sans spatio-temporel, ça reste une Jeanne d'Arc sans les voix (et à peine une grosse pub pour les Studios de Saint-Denis puisque toute la motion-capture a été prudemment réalisée chez Weta ; une connexion symbolique aussi et un signal à l'export, par bien des aspects Peter Jackson demeure amha le reflet de Besson aux Antipodes). Que Mézières ensuite s'en félicite est donc un minimum (et les ventes de la BD se sont tellement ragaillardies depuis...) ; la publicité sur le produit reste toutefois mensongère (c'est comme Rihanna en séquence (trop) longue), et le pari de la Happy SF frenchtouch est objectivement à demi-raté. C'est dommage, vu l'essoufflement du genre outre-Atlantique, mas on s'en remettra. Que certains aiment Valérian, SW8, ou quoi que ce soit d'autre, la règle de ce thread est d'être subjectif, de montrer sa part de gènes différents que chacun garde, Nature aidant, pour l'avenir collectif de l'humanité ;) Au mieux, ça invite à écarter ses œillères (on en a tous, moi le premier), participe à la tentative d'explicitation du pourquoi un film rassemble ou pas, au pire ça contribue à notre humilité ;) Qu'on ne s'accorde pas est donc sain, vivifiant et conquérant. A l'opposé, l'absolutisme des Siths est d'ignorer même Coluche : "par le truchement du dialogue" réunissait-il anti et pro. Je ne suis pas Sith. J'apprécie au contraire qu'on me convertisse (comme à Bright) ou qu'on m'humilie (j'ai trouvé Cara Delevingne sublime dans le rôle de Laureline, c'est elle ma mémoire rétinienne de Valérian ; ce que je suis faible devant les mannequins bosseuses, mais jamais je ne l'avouerai ;) Amha, Nolan, lui, fait de l'adaptation, j'en plussoie @Cyrus33pour Dunkirk : pas de sang, pas de reconstitution lourde du décor urbain, pas de flottille qui n'ait survécu aux 70 dernières années, pas de visage allemand, et un récit saccadé ramené à trois points de vue qui lentement se complètent, mais ça reste une forme ne trahissant pourtant pas l'identité historique de ce qu'elle est censée transmettre (par son titre seul).
  14. [CINEMA] Aujourd'hui, j'ai vu

    Grâce à vos commentaires dans ce thread, j'ai vu : et j'ai été heureusement surpris, malgré les réserves de Jalikoud sur ce concept pourtant brillant (arf ;). Les miennes étaient plus globales (comme avec les Chroniques de Shannara) : dans notre réalité puisqu'on nous la montre comme telle, que des divergences génétiques tombent pile-poil avec les descriptions tolkienistes m'emballent pas de prime abord sur la crédibilité dystropienne ; j'y vois là une économie de conception, mais au moins ça évite d'expliquer au spectateur qui est humain et qui ne l'est pas, ça évite d'expliquer en fait. Et du coup Bright embarque sans expliquer, ce qui est -vachement- reposant. A peine apprend-t-on qu'il y a deux mille ans les orques ont choisi le mauvais camp (et ont été chassés de Palestine ? De Germanie ? ;) pour nous recentrer sur une histoire d'intégration dans laquelle Joel Edgerton (l'oreille pointue bleuâtre ci-dessus) aurait en effet pu être un latino, une femme, un moine bouddhiste ou un ptit gris qui a toujours rêvé d'intégrer le LAPD. Qu'on soit à Los angeles n'est d'ailleurs pas anecdotique dans le décalage opéré, puisque les elfes ont tout des stars à Lamborghini, les Orques font du football et surtout pas du basket, et Will Smith a dès le vestiaire du commissariat les attributs du wet-back de deuxième génération, redevable à sa green-card d'obéir sans broncher à ce qu'on lui colle ce curieux partenaire, qui aurait pu être un androïde si le pèlerinage à la Mecque ou l'attente du retour d'Elvis caractérisait un bon androïde (en fait, ça marche quasiment avec tout, et c'est ce qui rend le concept brillant, ma revanche sur l'équipe de hockey sur gazon en cm2 le prouve ;). Bref, ces considérations d'accessoiriste oubliées, on se glisse dans la peau d'un californien un jour de pluie, attendant le livreur de pizze, content finalement que NetFlix rejoigne bientôt les rangs du GAFA car ça se regarde plaisamment : le rythme est bon, les dialogues réduits aux grossièretés d'étalonnage social et les rebondissements suffisamment distillés pour que l'action ponctue le réflexe atavique (mais si réconfortant) du Bien contre le Mal, l'honnêteté du pauvre contre la suffisance du parvenu, l'hommage à Die Hard. Ancienne succube Eldar noire, Hermione Granger est à Watts, parmi les gangs de South Los Angeles, lorsqu'elle tombe sur un wyrd de l'Adeptus Arbites et son nouveau partenaire snakebite : "putain d'merde, Jakoby, arrête de boire l'eau des fontaines, man, on dirait Groot, t'es lourd, putain !" J'en suis sorti comme prévu : reposé et réconforté. Vivement la suite ! ;)
  15. [CINEMA] Aujourd'hui, j'ai vu

    D'après ce que j'ai lu hier dans un Newsweek, ce n'est pas gagné : EuropaCorp était déjà plombé par les dettes (3 échecs cette année aux US, des films avec Jessica Castaing notamment...) et Valérian était sa bouée de secours. Or, sur les 430 millions d'euros de recettes espérées, le résultat mondial plafonne à 225 millions (Chine comprise, celles du Japon restent encore à connaître) : évictions de cadres dirigeants, ventes d'actifs, ouin-ouin aux politiques (pour sauver la Citée du Cinéma de Saint-Denis, qui abrite les plateaux mais aussi le siège) et recentrage sur le cœur de métier sont donc d'actualité. Le bouclage du budget de Valérian n'ayant pu prendre en compte les dépenses marketing pour l'Amérique du Nord, les liquidités propres d'EuropaCorp sont elles-aussi plus qu'entamées (un trou de 17 millions demeure, plus deux échéances à venir en 2018 de prêts dépassant les 100 millions). Luc promet de réduire les frais généraux (pour avoir connu le précédent siège, une ruche bruissante dans un hôtel particulier à deux pas de l'Elysée, rogner le train de vie naturel contient sans doute des marges, mais à ce point ?) Bref, d'après l'article, la maison est en feu et la cascade à craindre sur le cinéma français voire européen va obliger à se bander les yeux sur certains arbitrages possibles (l'actuelle ministre de la culture est une ancienne administratrice d'EuropaCorp). Besson c'est un pack : - il bosse écrit/decide seul ; - son épouse actuelle est sa productrice et elle déteste la SF, sauf si c'est de la Happy SF (sans méchant alien, guimauve...), - donc quand son moteur n'est pas de raconter sa vie (le Grand Bleu), de sublimer sa compagne d'alors (le 5ème Elément) ou ses potes (Léon), - il reste un faiseur de très belles images en y incorporant comme personne un punch anglo-saxon, une rythmique ciselée ; une école enseignée (Taxi, Taken...), Valérian peut alors aussi apparaître comme l'échec d'un couple, apparemment complémentaire, mais dont le cynisme de Nikita (et de Galaxity) a été systématiquement gommé/remplacé par des choix guimauves, hors de propos : les Peuls, la plus belle race de l'univers ? (n'est-ce pas antinomique de classifier ainsi la diversité ?). Le supermarché virtuel dans Valérian, amusant, n'est cependant qu'une Matrix non-verdâtre dont, amha, l'insertion dans le script ne justifiait pas le budget nécessaire ; ça place sans aucun doute le décalage technologique de ce happy futur, même avec la critique.lourdingue du consumérisme contemporain, mais l'apport à l'histoire reste du Nikita revisité : une équipe met en place, le duo intervient en guest-star (pourquoi ?). Or, Valérian n'a jamais ce type de soutien dans les BD : il est en avant-garde, solitaire dans des mondes inconnus, sacrifiable. Même sa partenaire, écrite ici quasiment comme une stagiaire promue d'on ne sait où, dans une relation hiérarchique de couple marié du XXième siècle (avec un chantage malsain, et constant, sur la consommation de ce contrat arrangé, où l'IA du vaisseau fait l'arbitre), renvoie plus sûrement aux duos de flics (blanc/noir, vieux/jeune, désabusé/idéaliste...) qu'à notre Laureline, embarquée dans le moyen-âge (med-fan) terrien et pour ceci à la fois sur la sellette (doit constamment prouver sa valeur aux fonctionnaires, "racistes temporels", de Galaxity) et d'une empathie anachronique avec les aliens/déchets du technosystème. Pourquoi une IA de vaisseau ? Valérian et Laurellne, c'était Bond et Moneypenny, peut-être, sans doute, mais jamais prouvé/montré (si ce n'est jalouse dans le cycle Chatelet). Là, on a un gros con qui veut sauter sa coloc, et elle va finir par s'y faire (parce que... Parce qu'il trahit la raison d'état ? Parce qu'elle le domine ?). Mouais. Fallait que l'Aston Martin parle, pour bien montrer que Valérian est un macho en y invitant sa secrétaire ? Et pourquoi avoir fait de Point Central un artefact terrien ? Et pas la présidence tournante accordée aux terriens comme dans la BD ? Certes, la séquence d'intro est superbe, mais elle l'aurait été tout autant ailleurs, avec les terriens apparaissant dans le ballet d'ambassadeurs, et devenant progressivement la Galaxity impérialiste, parce qu'elle est la seule à maîtriser le voyage spatio-temporel (nœud de la BD, totalement absent dans le métrage). Ce long film est plein de ces choix bizarres, sacrifiant à une sorte d'attente pré-supposée des spectateurs : ça doit être "lisible", cosmopolite, multigénérationnel, SF mais Happy, ça doit se vendre partout dans le monde. Et ça se finit en récit plat, une enquête des bœufs-carottes à l'ONU sur les dommages colatéraux d'une guerre ramenée au caprice d'un seul (militarisme qui faisait le mépris puis la perte des terriens dans la BD). Perso, j'ai toujours tout pardonné à Besson (même Lock Out ;) pour ce qu'il me donna à rêver et ce qu'il représente dans le contexte cinématographique français, mais aucune image ne me reste de ce Valérian poussif et dénaturé.