Boulicomtois

L'antispecisme est il un humanisme?

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Aprés mon propre post que je capte pas vraiment, spa grave :laugh:

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Tiens y'a la patronne des bouseux qui s'exprime sur une radio nationale:

https://dai.ly/x69sz2t

C'est (c’était du temps ou j’étais en métropole) une voisine du coup je suis toujours très attentif a ces propos.

Et quant on écoute on voit bien que dans sa bouche il n'y a pas vraiment des agriculteurs mais une corporation et des lobbys (grande consommation, producteur de semence, etc).

Perso je pense que faire des généralités a partir de l'exemple de son grand père/voisin c'est carrément casse gueule et j'ai du mal a percevoir  le modèle "Lambert" d'une grande et même famille unie œuvrant pour le bien de tous, mais admettons (pour le bien de la démonstration).

Si on écoute on entends bien son discours qui se veut pragmatique, objectif et qui s'opposerais a un "militantisme" des ONG et des agences sanitaires (on voit bien que le débat c'est pas son truc, ça fait perdre du temps, ça rends moins productif, etc).

De fait elle est cohérente puisque son parcours, plus que militant, est surtout politique: 
 

1981: (a 20 ans) présidente du centre cantonal et vice-présidente du centre départemental du syndicat des Jeunes Agriculteurs 

1984 vice-présidente du Centre régional JA Auvergne

1986: présidente de la JA

1989: vice-présidente du centre cantonal JA de Pouancé, vice-présidente du centre départemental JA Maine-et-Loire.

1990: vice-présidente du Centre régional JA Ouest et Pays de la Loire.

1992: membre du bureau Centre national des jeunes agriculteurs (CNJA)
1994: présidence CNJA

2001: président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles du Maine-et-Loire

2005: membre du bureau de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA)

2017: Présidence de la FNSEA, vice-présidence de l'association nationale FARRE (Forum des agriculteurs responsables respectueux de l'environnement),  vice-présidence de l’Ifocap (Institut de formation pour les cadres paysans et agro-alimentaires et pour la gestion des entreprises)

Y'a des caciques du PS qu'on portés moins de casquettes et compte moins de parachutage que Md Lambert.
 
Du coup, hop je rebondis, pour en revenir sur le propos de Steve et les démentis qui ont suivit: quant Md Lambert parle des agriculteurs, au final elle entends un peu comme vous "la corporation des agriculteurs".

Et donc qu'elle est la responsabilité de la corporation dans la situation actuelle de l'élevage et de environnement?
Réponse: elle est totale.

Totale car dans le meilleur des cas la corporation c'est montrée très "passive" en se disant que tous cela était un mal pour un bien (on l'entends bien de la part de Md Lambert, seulement "2% de maladies professionnelle du au glyphosates", comme si c’était un taux acceptable) et dans le pire des cas elle a collaborée activement en poussant vers des approches pour du gain a court terme (très belle exemple du remembrement parceque Bouli le dit bien, a la fin qui a gagné?).

Effectivement c'est facile pour nous aujourd'hui de juger nos anciens a l'abris de nos clavier mais c'est tout intérêt de l'histoire: évaluer des politiques a l'aune de données chiffrées.

Parceque les chiffres a la base, la corporation elle aime ça, même si ça se limite a quelques un seulement (gain de productivité, rendement, etc).

On peut considérer que le désamours des français envers leurs agriculteurs vient d'un lavage de cerveau, d'une servitude a certains lobby, d'un manque d'empathie, etc mais on peut aussi se dire que derrière se cache un malaise plus profond et que la corporation est autant actrice que contraintes dans cette affaire.

On l'entends bien dans cette interview, le tour de passe-passe de Christiane Lambert consiste toujours et encore a rejeter la faute vers un autre acteur de la chaîne pendant qu'on demande la mise en place d'une situation court-termiste.

Du coup est-ce que j'irais jeté la pierre a mon voisin le pécore a la retraite? J'ai envie de dire cela dépends. J'ai vu des pécores mourir de maladie neuro-dégénérative assis sur un pactole de millions d'euros (littéralement), j'ai en vu se pendre dans la grange (littéralement) parcqu'etre malade était un aveu de faiblesse, j'ai vu des métayers attendre gentiment la mort en jardinant leur potirons, etc...

Bref si il s'agit de savoir qui a tort et qui a commencé, j'ai envie de dire que c'est soit tout le monde, soit personne.

Parceque la révolution agricole pour moi c'est 6000 ans avant JC. Croire que les néolithiques étaient plus proches de la "nature" que Papy et Mamy Lambert, c'est largement se voiler la face.
De même qu'il est idiot de condamner les générations actuelle urbaines parcequ'elles le seraient moins: si ils ne peuvent pas savoir a quoi ressemble une chouette effraie c'est parceque papy Lambert les clouais sur la porte de la grange et que tonton Maurice avait autre chose a faire que de militer pour sauvegarder un nuisible.

On était con y'a 15 000 ans, encore autant y'a 6000 ans, tout autant hier qu'aujourd'hui et on le saura autant demain. La seule différence il me semble c'est qu'on est plus nombreux ...

 

Modifié par DV8

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Je te rejoins sur de nombreux points, mais il y en a quelques uns qui me font tiquer. Du coup, je cite les passages avec lesquels je suis en désaccord (mais tout le reste me convient).

 

Il y a 3 heures, DV8 a dit :

Totale car dans le meilleur des cas la corporation c'est montrée très "passive" en se disant que tous cela était un mal pour un bien (on l'entends bien de la part de Md Lambert, seulement "2% de maladies professionnelle du au glyphosates", comme si c’était un taux acceptable) et dans le pire des cas elle a collaborée activement en poussant vers des approches pour du gain a court terme (très belle exemple du remembrement parceque Bouli le dit bien, a la fin qui a gagné?).

Justement, non.Je pense que dans le passé, ce que tu nommes "la corporation" représentait moins de poids qu'aujourd'hui. Tu ne peux pas dire que les exploitants ont collaboré comme si c'était un bloc homogène. Encore aujourd'hui, dans certains villages, des familles entières ne se parlent pas, parce qu'un grand-père a été forcé de remembrer ses terres contre son gré. Tu ne peux pas ignorer les "perdants" de l'histoire, juste parce que leurs traces ne sont plus tellement visibles.

 

Et j'ajouterai encore un bémol.

Nos grand-parents, ils ont changé leur manière de produire pour répondre à une demande sociétale (lutter contre les privations d'après-guerre). C'est ce que tu appelles un mal pour un bien. On peut avoir son avis là-dessus. Mais les agriculteurs de la génération de nos parents? Qu'ont-ils fait? A aucun moment, ils ne se sont remis en question (je parle ici de la grande majorité). La seule chose qu'ils ont fait, c'est "toujours plus". Encore aujourd'hui, c'est la réponse standard à une augmentation des charges: faire plus. A aucun moment, la génération de nos parents ne s'est dit: on pourrait faire autrement. Et là, il n'était plus question de répondre à une attente sociétale...

 

 

Citation

Effectivement c'est facile pour nous aujourd'hui de juger nos anciens a l'abris de nos clavier mais c'est tout intérêt de l'histoire: évaluer des politiques a l'aune de données chiffrées.

Parceque les chiffres a la base, la corporation elle aime ça, même si ça se limite a quelques un seulement (gain de productivité, rendement, etc).

 

Mais il est là le problème: où as-tu vu des chiffres? Je n'en ai pas produit, pas plus que Steve ou toi. Déjà parce qu'ils sont durs à trouver. Ensuite parce que la relation de l'homme à la nature, tu peux déjà difficilement la réduire à des chiffres, mais en plus, des chiffre objectifs, bonjour le boulot...

 

 

Citation

De même qu'il est idiot de condamner les générations actuelle urbaines parcequ'elles le seraient moins: si ils ne peuvent pas savoir a quoi ressemble une chouette effraie c'est parceque papy Lambert les clouais sur la porte de la grange et que tonton Maurice avait autre chose a faire que de militer pour sauvegarder un nuisible.
 

C'est occulter une grande partie du problème. Si les générations actuelles ne savent pas à quoi ressemble une chouette effraie, c'est avant tout parce qu'elles ont choisi majoritairement un mode de vie où la chouette effraie n'a pas sa place. Parce que pour info, là où on trouve encore des chouettes effraie, c'est bien là où elles étaient clouées à la porte de grange, et où on balance des pesticides sur le blé, l'orge, le colza et le maïs. Parce que la première menace qui plane sur les chouettes effraie, c'est pas les clous ou les produits phyto, c'est la rénovation/destruction des vieux bâtiments. On a rarement vu une effraie des clochers nicher dans une barre HLM.

 

Du coup, tu m'excuseras, mais je continue à penser qu'une génération où 45% de la population vivait hors agglomération n'était pas plus éloigné de la nature qu'une population urbaine à 80%. Note qu'elle n'était probablement pas plus vertueuse, cette génération de nos grands-parents. Mais je doute que son rapport à la nature soit plus discutable que le notre.

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il y a 50 minutes, Boulicomtois a dit :

 

Mais il est là le problème: où as-tu vu des chiffres? Je n'en ai pas produit, pas plus que Steve ou toi. Déjà parce qu'ils sont durs à trouver. Ensuite parce que la relation de l'homme à la nature, tu peux déjà difficilement la réduire à des chiffres, mais en plus, des chiffre objectifs, bonjour le boulot...

 


Ils existent, c'est pas parcequ'on (je m'inclus) est trop faignant pour chercher que y'a rien :wink::

La baisse des revenus et l'essoufflement de la productivité dans l'agriculture française depuis 1998
La tertiarisation de l'économie française et le ralentissement de la productivité entre 1978 et 2008

Mais par contre c'est tout a fait ce que je voulais dire (de manière ironique): la corporation réduit tout systématiquement a des chiffres.

Hors la relation avec leur "clientèle" n'est pas basée que sur du rationnel ou sur le pragmatisme de Md Lambert: y'a aussi de l'affect dans nos assiettes.

D'ailleurs les éleveurs d'aujourd'hui comme vous-autres l'ont bien compris car juste après cette interview y'avait une pub qui t'expliquait que les paysages français était due a son élevage.

Par contre j'aimerais que tu m'explique comment, si nos ancêtres non pas choisit la corporation (historiquement c'est faux et tu le sait :wink:), la jeunesse actuelle a choisie de vivre majoritairement dans les villes :huh:?

Parcequ'il me semble que le dernier exode rurale en France c'est 1945 et que donc la jeunesse Française, si elle naît dans les villes, ce n'est pas spécialement de son fait.
D'ailleurs si tu veut continuer a voir des effraies au dessus de tes plaines vaudrait mieux qu'ils y restent dans leur HLM (ou y'a que des faucons, ndlr). Si il en descendent, je pense que tu es cuit, y'aura plus assez de place pour tous le monde :laugh:...


 

 

Modifié par DV8

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il y a 4 minutes, DV8 a dit :

Mais par contre c'est tout a fait ce que je voulais dire (de manière ironique): la corporation réduit tout systématiquement a des chiffres.

Hors la relation avec leur "clientèle" n'est pas basée que sur du rationnel ou sur le pragmatisme de Md Lambert: y'a aussi de l'affect dans nos assiettes.

D'ailleurs les éleveurs d'aujourd'hui comme vous-autres l'ont bien compris car juste après cette interview y'avait une pub qui t'expliquait que les paysages français était due a son élevage.

Par contre j'aimerais que tu m'explique comment, si nos ancêtres non pas choisit la corporation (historiquement c'est faux et tu le sait :wink:), la jeunesse actuelle a choisie de vivre majoritairement dans les villes :huh:?

Parcequ'il me semble que le dernier exode rurale en France c'est 1945 et que donc la jeunesse Française, si elle naît dans les villes, ce n'est pas spécialement de son fait.
D'ailleurs si tu veut continuer a voir des effraies au dessus de tes plaines vaudrait mieux qu'ils y restent dans leur HLM (ou y'a que des faucons, ndlr). Si il en descendent, je pense que tu es cuit, y'aura plus assez de place pour tous le monde :laugh:...

Alors ...

 

globalement, il y a toujours eu de l'exode rural. Depuis au moins l'antiquité. Les centres politiques et économiques, bref là où se concentre le pouvoir a tendance à rassembler les gens à un même endroit, qui vont au final s'y installer. Bref, créer une unité urbaine. De la même manière, un endroit plutôt plus riche aura au final une bonne démographie, grâce à la sécurité "dans les têtes", alimentaire, etc. ... On a eu l'émergence de Babylone, de Bagdad, etc. ...
Et les gens étant pas cons, se disant que le voisin plus urbain se fait plus d'argent, il va y tenter sa chance. D'autant plus si il y a peu à perdre : l'héritage dans l'agriculture, c'est un fort facteur pour la migration. En gros, si l'aîné a tout, les autres vont tenter ce qu'ils peuvent. Ou si c'est fragmentaire, au bout d'un moment on n'a plus de quoi se nourrir. Et se nourrir c'est difficile, la moitié des gens qui crèvent de faim aujourd'hui est paysanne.
 

La corporation, c'est plus de la "coopération". En gros, les gens d'un même secteur peuvent considérer qu'il vaut mieux se battre ensemble que crever seul. Il y a des corpos de tout. Des coiffeurs, des taxis, des députés, des agriculteurs, des instituteurs, des juristes ... Si aujourd'hui on a l'impression que le corporatisme agricole était uni et uniforme, c'est que les autres ont fini par crever. Il y a peut-être des survivants, mais je n'en connais pas. Pas qui puisse en vivre dignement du moins et sans être à la retraite du moins.
Et la corporation, on ne la choisit pas forcément (le vote Macron du second tour est un exemple à la con : on peut choisir un truc ensemble pour éviter de se faire douiller individuellement ... même si ça met du tesson de bouteille dans le fondement), et de même on peut subir le contexte (si pour vivre la conjoncture tu dois au final augmenter ton troupeau, on ne peut pas dire que tu l'as prend avec le sourire).

Et les éléments de contexte, ça peut aussi être la sensibilité croissante du consommateur qui s'inquiète pour les abeilles, la monté du bio, le mouvement des types lâchant les produits animaux ... l'émergence des pays du tiers monde, l'indépendance alimentaire de la France atteinte, les directives européennes ...
Donc la corpo reste très lié aux consommateurs et inversement. Plus ou moins ... comme les taxis de Paris par exemple qui sont ... dans une autre façon de voir l'empathie ?

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Il y a 4 heures, DV8 a dit :

1989: vice-présidente du centre cantonal JA de Pouancé, vice-présidente du centre départemental JA Maine-et-Loire.

 

C'est cheeez moiiiiii :biggrin: Yeeeaaah ! 

J'étais au lycée avec son fiston, une sacrée tête ! 

 

Voilà, vous pouvez reprendre le cour de votre vie. 

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Citation

Les centres politiques et économiques, bref là où se concentre le pouvoir a tendance à rassembler les gens à un même endroit, qui vont au final s'y installer. Bref, créer une unité urbaine. De la même manière, un endroit plutôt plus riche aura au final une bonne démographie, grâce à la sécurité "dans les têtes", alimentaire, etc. ... On a eu l'émergence de Babylone, de Bagdad, etc. ...
Et les gens é

Jusqu'au XIXème siècle, entre 90 et 99% de la population est rurale....

 

Les villes se développent lors des périodes prospères en parallèle des campagnes, mais la population reste rurale de manière écrasante jusqu'à la période contemporaine, sachant que la majorité de cette population rurale est composée de paysans.

 

Les exemples orientaux que tu cites s'inscrivent dans un contexte totalement différent.

 

Les villes deviennent des centres du pouvoir et de l'économie dans le monde classique avec le modèle de la cité grecque puis romaine (les romains créent des villes de toute pièce pour aculturer les populations conquises, c'est particulièrement vrai pour la Gaule).

 

A savoir qu'il n'y a plus de paysages "naturels" en France depuis au moins le Moyen Age et probablement depuis l'antiquité (sauf peut-être quelques vallées isolées montagnardes, mais ça a pas dépassé la période moderne). La France d'avant était complètement pelée au point où il y a eu des crises du bois (en fait du charbon, les forges en engloutissant des quantités astronomiques dès le Moyen Age) dès le XIIIème siècle avec une politique de replantation de forêts dites "royales" (revalorisées avec Colbert pour produire du bois pour la flotte).

 

On appelait le massif central "la tête chauve de la France". La pression agricole sur les terres était énorme à certaines époques. Ceci mêlé à un élevage extensif et à l'usage de communaux, tous les terrains ont été "conquis" par l'agriculture, ne laissant que très peu de place à la vie sauvage (ce qui provoque aujourd'hui un gros gros problème avec le retour du loup dans certaines régions).

 

Les sociétés paysannes traditionnelles, qui étaient basées sur une agriculture d'auto-subsistance, ont été balayées par la modernité et la Révolution agricole qui a suivi le fameux "exode rural". C'étaient des sociétés millénaires (les premières modifications du paysages en France par l'agriculture remontent au néolithique, ceci dit, à l'échelle à laquelle la nature fonctionne c'est peanut) et le traumatisme sourd est bien réel, notamment dans des régions délaissées.

 

Le modèle productiviste contemporain qui nous a donné ces magnifiques déserts empoisonnés de la Beauce et d'ailleurs sont heureusement remis en question, mais le mal est fait.

 

Citation

les paysages français était due a son élevage.

Ouais... celui d'il y a un siècle et demi peut-être, celui d'aujourd'hui qui demande des ha et des ha de prairie en mode "terrain de golfe" pour y faire de l’ensilage et entretenir des troupeaux toujours plus démesurés, et qui voient les haies et les murets disparaître, les tracteurs qui vont bientôt faire la taille d'un airbus et qui transforment les chemins en pistes, les derniers bosquets ou les anciennes allées d'arbres abattus pour maximiser les subventions à l'ha, les stabu dégueulasses et leurs silos qui défigurent les paysages, des agriculteurs isolés et surbookés dans le crâne desquels on a mis que si tu t'occupais pas de 200 vaches minimum à toi tout seul tu n'étais qu'un moins que rien, des villages vides, défigurés et en ruine.... bref....

Modifié par Egill

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il y a 53 minutes, Slagash a dit :

C'est cheeez moiiiiii :biggrin: Yeeeaaah ! 

J'étais au lycée avec son fiston, une sacrée tête ! 

 

Voilà, vous pouvez reprendre le cour de votre vie. 


Y'a des gens bien de par chez nous :rolleyes:. Tiens, pour remettre une couche de regionalisme:
 


Etre angevin ça compense d'avoir fait les Mines, non?

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Il y a 3 heures, DV8 a dit :


Ils existent, c'est pas parcequ'on (je m'inclus) est trop faignant pour chercher que y'a rien :wink::

La baisse des revenus et l'essoufflement de la productivité dans l'agriculture française depuis 1998
La tertiarisation de l'économie française et le ralentissement de la productivité entre 1978 et 2008

Mais par contre c'est tout a fait ce que je voulais dire (de manière ironique): la corporation réduit tout systématiquement a des chiffres.

Hors la relation avec leur "clientèle" n'est pas basée que sur du rationnel ou sur le pragmatisme de Md Lambert: y'a aussi de l'affect dans nos assiettes.
 

Tes chiffres, outre qu'ils ne concernent pas spécialement la génération de nos grands-parents, je ne vois pas en quoi ils permettent de tirer une quelconque conclusion concernant le rapport de la population avec la nature. (Puisque c'était quand même la base des réactions à l'intervention de Steve, quand même)

Mais bon, je te rejoins sur le fait qu'on ne peut pas tout réduire à des chiffres...

 

Citation

Par contre j'aimerais que tu m'explique comment, si nos ancêtres non pas choisit la corporation (historiquement c'est faux et tu le sait :wink:), la jeunesse actuelle a choisie de vivre majoritairement dans les villes :huh:?

Simplement une chose: il y a aujourd'hui 500 000 milles exploitations agricole. La FNSEA représente 200 000 membres, soit 90% des syndiqués. Bon, déjà, extrapoler qu'il y ait un choix majoritaire dans le milieu agricole vers les idées de Mme Lambert, ça me parait tendancieux. Mais faisons abstraction du poids artificiel de la FNSEA, du clientélisme, et de l'abstention. Alors ok, les agriculteurs actuels sont dans un modèle corporatiste (même si je pense que ça n'a jamais été aussi faux, mais passons).

En 1955 il y avait 2,3 millions d'exploitations agricoles. Qu'est-ce qui te permet de tirer une quelconque conclusion sur les 1,8 millions d'exploitations disparues?

 

On pourrait aussi parler de la façon dont la FNSEA s'est imposée, sur la base d'une structure vichyste, plus que sur une véritable adhésion populaire. Mais bref...

 

Par contre, concernant la population actuelle, la prédominance de l'habitat urbain, c'est un fait. Je ne dis pas que tous les urbains sont heureux de l'être (comme tous les exploitants ne sont pas heureux du modèle FNSEA), mais les faits sont là. Le lieu de résidence, c'est pas vraiment discutable, en fait. L'adhésion à un modèle, c'est tout de suite plus compliqué à montrer.

Le dernier exode rural date de 1945, mais s'est prolongé jusqu'en 75. Ceci étant dit, je ne vois pas trop le rapport entre naitre en ville et choisir de vivre en ville. Pour tous les actifs urbains, le lieu de vie, c'est quand même un choix personnel. C'est quand même pas toi qui va me dire le contraire...

 

Citation

D'ailleurs si tu veut continuer a voir des effraies au dessus de tes plaines vaudrait mieux qu'ils y restent dans leur HLM (ou y'a que des faucons, ndlr). Si il en descendent, je pense que tu es cuit, y'aura plus assez de place pour tous le monde :laugh:...

Ben tu vois, avec une densité moyenne à 100 habitants/km², je pense qu'il y a de la place pour plus de ruraux ET pour les effraies. J'ai rien contre les villes, hein. Mais en France, à la campagne, on n'en est pas encore à se marcher dessus. Il y a de la marge avec les 20 000 hab/km² parisiens...

J'ai même tendance à penser qu'une répartition plus homogène de la population aurait un impact positif du point de vue environnemental.

 

Il y a 2 heures, Egill a dit :

Ouais... celui d'il y a un siècle et demi peut-être, celui d'aujourd'hui qui demande des ha et des ha de prairie en mode "terrain de golfe" pour y faire de l’ensilage et entretenir des troupeaux toujours plus démesurés, et qui voient les haies et les murets disparaître, les tracteurs qui vont bientôt faire la taille d'un airbus et qui transforment les chemins en pistes, les derniers bosquets ou les anciennes allées d'arbres abattus pour maximiser les subventions à l'ha, les stabu dégueulasses et leurs silos qui défigurent les paysages, des agriculteurs isolés et surbookés dans le crâne desquels on a mis que si tu t'occupais pas de 200 vaches minimum à toi tout seul tu n'étais qu'un moins que rien, des villages vides, défigurés et en ruine.... bref....

Le fait que l'élevage soit en perte de vitesse, ou que tu juges les paysages actuels sont sans intérêt, ça ne change rien à la conclusion: c'est l'agriculture qui façonne les paysages...

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Le fait que l'élevage soit en perte de vitesse, ou que tu juges les paysages actuels sont sans intérêt, ça ne change rien à la conclusion: c'est l'agriculture qui façonne les paysages...

J'ai pas prétendu le contraire hein, jusqu'utiliser cet argument pour défendre une certaine conception de l'agriculture, c'est assez culotté.

Citation

 

tu juges les paysages actuels sont sans intérêt

 

 

 

Excuse moi de préférer un paysage riche en biodiversité, procurant un cadre de vie agréable et qui fait sens à un immense désert où l'on supprime tout ce qui dépasse et qui n'est le reflet que d'une mécanisation à outrance.

 

Et oui, ça fait bobo de dire que mettre des tas de pneus et des stabus partout, c'est dégueulasse, que raser les haies et les bosquets qui séparent les parcelles, c'est une catastrophe, à la fois pour l'environnement et l'agriculture (mais l'essentiel du mal a été fait y a longtemps) et que les paysans eux-mêmes se fabriquent souvent un cadre de vie pourri qui n'arrange rien à leur mal être, mais c'est un point qui me paraît essentiel dans les richesses qu'il peut y avoir à la campagne: vivre dans un monde un peu plus sain, un peu moins anxiogène (sachant que la manière dont on le perçoit vient avant tout de la vue de l'ouïe, ce sont des choses à ne jamais négliger), où l'air est un peu plus respirable, c'est loin d'être superflu, et c'est aussi lié à tout le reste, au modèle communément proposé et admi.

 

Parce qu'effectivement, les mecs bossent déjà comme des dingues avec des tâches toutes plus épuisantes les unes que les autres, donc le paysage, ils s'en balancent un peu, c'est l'efficacité qui prime et on peut le comprendre. La problème c'est qu'une fois que le mal est fait, ça va être chaud de revenir en arrière.

 

L'agriculture moderne a détruit des paysages et des équilibres que l'agriculture traditionnelle a mis des millénaires à façonner.

 

Mais je pense que tout ça est en grande partie due à des idées reçues profondément implantées et que ce n'est pas nécessairement le plus efficace.

 

Pour moi, qualité de vie des paysans, respect de l'environnement et de la nature, modes de vies plus sains sont intimement liés et ce n'est qu'en travaillant là dessus qu'on pourra un peu imaginer des perspectives d'avenir un peu plus sympas pour les territoires ruraux.

 

Parce que pour l'instant, le modèle agricole actuel, c'est surtout au monde urbain et industriel qu'il profite, sur la carcasse de l’environnent et des agriculteurs qui se font sauter le caisson tellement ils en peuvent plus.

 

 

Citation

Ben tu vois, avec une densité moyenne à 100 habitants/km², je pense qu'il y a de la place pour plus de ruraux ET pour les effraies. J'ai rien contre les villes, hein. Mais en France, à la campagne, on n'en est pas encore à se marcher dessus. Il y a de la marge avec les 20 000 hab/km² parisiens...

Revenir à un système qui mise sur de petites exploitations, où c'est la qualité et les circuits courts qui sont mis en avant, ça me paraît essentiel, en tous cas pour certaines régions qui n'ont pas été trop touchées par l'agriculture industrielle (où il n'y a plus que des immenses champs complètement épuisés à perte de vue).

 

Après, se rend-on bien compte de ce que représentent les millions et les millions de personnes entassées actuellement dans les villes?

 

Si les campagnes se sont dépeuplées, c'est certes parce qu'on a imposé un modèle d'agriculture qui rendait les anciens obsolètes et qu'on a attiré beaucoup de ruraux à la ville avec des chimères, mais c'est aussi parce que fin XIXème début XXème, la pression démographique était très forte sur les terroirs.

 

Et aujourd'hui, la population a presque triplé. Les moyens technologiques sont-ils suffisants et assez efficaces (donc durables) pour que tout ce beau monde revienne à la campagne? Pas sûr, ça fait vraiment du peuple (sachant qu'on ne peut pas parler qu'en termes de densités de population: certaines régions ne pourront pas accueillir autant de monde que d'autres).

 

En revanche, faire plus de place pour une partie de la population qui désire "revenir à la terre" ce serait tout à fait envisageable.

 

Y a même beaucoup de place par chez moi: la plupart des maisons sont abandonnées ou résidences secondaires, les terrains agricoles se plantent encore de résineux bien alignés qui pourrissent les sols....etc. Par contre, y a un siècle, c'était la Mongolie: des landes à bruyères à perte de vue, pas un m² qui n'était pas exploité d'une manière ou d'une autre. Je pense aussi qu'on doit laisser un peu de place au reste, parce qu'on est pas tout seul sur cette planète, et que l'existence des autres êtres vivants est un éléments incontournable de notre durabilité en tant qu'espèce et de notre bien être en tant qu'individus.

 

Par contre, les agriculteurs sont les premiers à freiner cette possibilité: s'agrandir encore et toujours étant un dogme, dès qu'un bout de terrain se libère, c'est la ruée, et ce sont rarement les "petits" qui ont gain de cause. Y a des communes où il ne reste qu'une ou deux exploitations là où il y en avait encore des dizaines il y a quelques décennies. En outre, les nouveaux arrivants sont rarement accueillis à bras ouvert...

 

 

Je te rejoins sur l'absence de corporatisme dans l'agriculture... Il y a de plus en plus de monde qui remettent en question les dogmes défendus par la FNSEA... mais disons que la majorité silencieuses passe inaperçue face aux "je sais tout j'ai tout vu" qu'on entend régulièrement.

Modifié par Egill

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Tiens, pour remettre une couche de regionalisme:

J'ai commencé sans convictions et j'ai fini par regarder jusqu'au bout... très bonne vidéo ! Le teneur de la chaîne part parfois dans son délire conspiro mais c'est top.

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